Edit du premier janvier 2017, le texte figure en intégralité dans le blook suivant :

Blook 1

          Mickaël descendait la petite rue, comme tous les jours, le regard baissé. Son cartable semblait peser plus lourd que lui. Il allait jusqu'à son collège, le regard toujours baissé. Il ne parlait à personne et personne ne lui parlait. Quelques enfants avaient bien essayé de l'approcher mais quand on lui posait des questions, il répondait toujours : "Qu'est-ce que ça peut vous faire?" Alors ils avaient tous abandonné. Ils ne le regardaient même plus.

     Pendant les récréations, Mickaël allait s'asseoir parterre contre le mur du collège et il regardait les arbres, il regardait le vide. Il ne bougeait pas et ressemblait à une statue. Les autres enfants jouaient au ballon, couraient, riaient, criaient; il ne les entendait pas.

     Au diable tous ces enfants! Au diable les professeurs! Mickaël ne prenait pas ses cours. Certes il y assistait mais c'était comme si on l'avait envoyé là par hasard pour passer le temps. Il aurait très bien pu aussi ne pas s'y rendre; personne n'aurait fait de remarques sur son absence, puisque de toute façon, même en cours, c'était comme s'il n'était pas là. Après tout, il aurait très bien pu avoir été mis ailleurs, ou bien nulle part. Mais ça l'aurait gêné de n'avoir rien à faire alors il y allait.

     Et puis cela donnait plus de piquant à ce qu'il allait faire après la classe. Cela le mettait sous pression dès le matin pour que le sentiment de bonheur soit plus fort le soir.

[...]

©  1995, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

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