La Chevelure rousse

(section des poèmes nouveaux)

 

De longues vagues ondulent

Le long de ta chute de reins

Elles suivent au battement près

La cadence de ta démarche chaloupée

 

Lorsque tu tournes la tête

Des étoiles étincellent de reflets mordorés

Tous ces milliers de fils de cuivre

Brillent, m'appellent et m'enivrent

 

Si je pouvais te contempler

A mon gré pendant des heures

Je serais le plus heureux des hommes

Et rapidement je me saisirais de ma gomme

 

Alors tout doucement j'effacerais

Petit à petit avec patience et minutie

Toutes les autres femmes

Pour ne garder que toi dans mon âme

 

L'essence de la beauté

Je l'ai découverte par hasard

Quand j'ai croisé ces soyeux fils de cuivre

Qui me font sentir comme il est bon de vivre

 

Ta flamboyante chevelure

A embrasé mon cœur et mon corps

Et j'aime l'ardeur de la flamme

Que tu peux générer en moi, femme

 

J'imagine aisément, tu le sens

La caresse électrique de ce pinceau grandeur nature

Qui parcourt tout mon corps

Non, je ne suis pas mort

 

C'est une invitation à l'amour

Que de voir danser ces ornements

Vrais bijoux sensuels

Comme tu es belle !

 

© 2013, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

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