01 mars 2017

Un Sourire en cuisine

Un Sourire en cuisine

(section des poèmes nouveaux)

 

Le cuisinier sourit

En préparant ses plats

Les mains dans la vanille

Le fouet au bout du bras

Respirant les odeurs

Malaxant les textures

Mesurant son bonheur

Depuis des embrasures.

Le cuisinier sourit

Pendant que le plat cuit

Chauffe gonfle et se dore

Dans un parfum de nuit

Pensant aux sensations

Aux goûts et aux saveurs

Visant l'ébullition

Redoutant une erreur.

Le cuisinier sourit

Attendant le verdict

Guettant les réactions

Dans le temps le plus strict

Où les goûteurs découvrent

Un monde, un univers,

De papilles qui s'ouvrent

Humectées d'un bon verre ;

Alors sans nulle triche

Et c'est la récompense,

Le bien-être s'affiche,

Sourire en délivrance.

 

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02 mars 2017

Le feuilleton (la suite)

  Sybille n'a pas mal ce soir, enfin pas au corps. La tête dans les genoux, assise sur son lit, elle pleure, elle pleure, elle pleure, elle pleure. Elle se demande si ça va un jour s'arrêter ; il faut qu'ellle arrive à dormir, qu'elle apaise son esprit. S.M.S. de Nina : "Est-ce que tu veux que je vienne ?" Réponse : "Non, ma belle, ça va aller... Merci."

  Pendant ce temps, chez Nina, c'est l'inquiétude. La fête n'est pas finie, Alexandre et Nina tentent de s'expliquer les choses. Nina demande à son ami s'il a vu partir Sybille, comment elle était.... elle le bombarde de questions. Lui répond qu'il n'a pas bien compris, qu'elle pleurait beaucoup, qu'il pensait qu'elle aurait voulu parler avec Nina avant de partir, mais non, qu'alors il lui a dit qu'il était là aussi si elle voulait parler. "C'est gentil", fait remarquer Nina, qui vient de recevoir l'explication de Sybille. Elle lui demande si elle a besoin d'elle, et en même temps craint de devoir interrompre brutalement la soirée.

  "Tu veux que j'y aille, moi, pendant que tu restes avec tes invités ici ?"

  

 

 

 

à suivre...

 

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03 mars 2017

Noir de nuit

Noir de nuit

(section des poèmes nouveaux)

 

Dans le noir de la nuit

Il n'y a nul oiseau

Qu'un chat qui obéit

Sous une chute d'eau

Qu'un cri qui retentit

Au centre du hameau

Que des lueurs qui fuient

En lissant des fourreaux

Que des poils d'or pétris

Sous des pas d'animaux

Que la Lune qui luit

En reflet sur la faux

Dans le noir de la nuit

Il n'y a que les mots

 

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04 mars 2017

Pensée

  Il me faudrait rire, rire à en pleurer, pour évacuer ces larmes, pour m'en débarrasser, extraire ma tristesse, pouvoir recommencer.

 

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05 mars 2017

Un Contre-spleen

 Un Contre-spleen

(section des poèmes nouveaux)

 

Donnez-moi la licorne

Pour supporter le poids

De tous ces matins mornes

Annoncés sur la voie

Puisque tout recommence

Sous ce ciel bas et lourd

Qui plane sur ma chance

En faisant un bruit sourd

Fournissez-moi la force

Qui pourra me permettre

De me faire une écorce

Assez ridée peut-être

En rayons de soleil

Pour briller de dorures

En oubliant les veilles

Comme les déchirures

 

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06 mars 2017

Bouclier

 

 

Belle protection de mon âme endormie

Où puises-tu ta force pour parer les coups ?

Un disque de métal, un dôme qui surgit,

C'est l'ange de ton cœur déployant ses deux ailes

La présence invisible, calme tarentelle,

Il faut que tu surviennes, de jour ou de nuit.

En posant un baiser sur le haut de ma joue

Récupère la larme, ta source de vie.

 

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07 mars 2017

Pensée

   Si quand tu passes, je suis là, mais que tu ne le sais pas et repars anonyme...?

 

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08 mars 2017

Panique

Panique

(section des poèmes nouveaux)

 

Chercher l'échappatoire

C'est par où, la sortie ?

Comme un si grand trou noir

Calfeutrant les envies...

C'est pour les maintenir

Confinées sans issue

Calmement dérobées

Chichement à la vue ;

Cavalcade du cœur,

Comment le contourner

Confiant et serein,

Ce sentiment de peur

Courant d'air qui t'étreint ?

 

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09 mars 2017

Le feuilleton (la suite)

  Nina reçoit la deuxième réponse de Sybille. "Non, c'est gentil, Alexandre. On passera la voir demain matin." Mais la fête ne dure tout de même pas longtemps. Nina tente de masquer son inquiétude, qui n'échappe pourtant pas à Alexandre, et le gagne peu à peu tant il s'interroge sur le caractère étrnage de Sybille.

  Le lendemain, c'est Sybille qui appelle la première, présente ses excuses et prétexte une sortie en ville avec Benjamin. Tout va bien. Nina comprend.

  Sybille, elle, a bien appelé Benjamin, mais ils se sont disputés. Il est reparti. Elle lutte maintenant contre l'ombre immense qui a envahi son appartement. Les volets sont fermés, elle reste murée chez elle toute la journée, jusqu'à ce qu'elle se souvienne : sa mère va passer dîner. Il faut qu'elle se bouge.

  Elle ouvre tout à dix-juit heures, se jette dans la douche à la hâte, se lave, se sèche, s'habille et se précipite dans la cuisine. Elle ouvre le frigo pour voir ce qu'elle va pouvoir lui mijoter.

  On sonne...

  

 

 

 

à suivre...

 

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10 mars 2017

Le Perruque à la porte-fenêtre

La Perruque à la porte-fenêtre

(section des poèmes nouveaux)

 

Auprès de la fenêtre, il y a une chaise,

Postée là, permanente, et qui a l'air d'attendre.

Elle accueille la dame, ne vous en déplaise,

Qui voudrait voir venir au loin son cher et tendre.

Une perruque aussi, posée sur le dossier

Patiente avec la femme, qui chaque jour brode,

Le regard toujours clair, ses sentiments premiers

D'il y a si longtemps, qui jamais ne s'érodent.

La dame est apprêtée, parfumée, chaque fois,

Sous sa propre perruque, et depuis des années,

Elle reste fidèle à son antique choix

Refuse de trahir la parole donnée.

Tout comme au premier jour, le cœur prêt à vibrer,

Sa vision optimiste ne peut s'émousser

Et même après sa mort personne n'a touché

La chaise disposée qui n'est jamais lassée.

Si vous vous approchez de la belle demeure

Laissée à l'abandon pour attendre l'absent

Vous apercevrez bien, comme un porte-bonheur,

La perruque et la chaise au velours rouge sang.

 

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