Christine farfouille dans son sac et Michel est prêt à retourner voir dans la voiture. Les deux adolescents regardent leurs parents, avec cet air à la fois désespéré et méprisant caractéristique de leur âge, regard dans lequel transparaît en même temps une certaine forme de complicité, quand leurs yeux se croisent. Christine ne voit pas bien dans son sac à main et essaie de l'orienter vers le lampadaire le plus proche. Michel commence à s'irriter, d'autant qu'il n'aperçoit pas le trousseau dans la voiture.

  Enfin, Christine triomphe d'avoir retrouvé le sésame pour reprendre possession de leur logis. Elle choisit la clé dans le trousseau, la glisse dans l'huis et s'apprête à tourner le poignet pour pouvoir actionner la poignée, et entrer. Mais là, quelque chose l'arrête : elle ne parvient pas à tourner la clé dans la serrure. Elle essaie encore, rien à faire. Michel s'impatiente et la pousse afin de s'approcher et prendre la direction des opérations. Pourtant, lui non plus ne parvient pas à faire jouer la clé. Balancé entre la stupeur et l'énervement, Michel donne soudain un coup dans la porte. Les enfants sursautent et l'un d'eux a l'idée d'utiliser le portable de leur mère pour éclairer la serrure. Michel n'en revient pas : ce n'est plus la même, elle a été changée !

 

(à suivre...)

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