Michel et Christine retéléphonent le lendemain à l'officier qui suit leur affaire. Ce dernier insiste plus que lourdement : il lui faut l'acte notarié qui prouve leur bonne foi. Michel ne comprend pas cette insistance et s'énerve un peu. Pas de quoi décontenancer l'officier en question qui n'en démord pas. Le couple laisse alors les enfants chez Marie et part en expédition. Cela fait plus de dix-sept ans qu'ils ont acquis leur propriété et s'ils de souviennent bien du cabinet notarial, leur mémoire n'est plus tout à fait infaillible quant à l'adresse exacte. De même, le visage du notaire est aussi très clair dans leur souvenir, mais son nom exact... d'autant qu'aucun des noms apparus sur leur téléphone ne leur rappelle quoi que ce soit. Ils tournent un peu dans les rues du quartier, en rond, en carré et en diagonale, ce qui n'aide pas vraiment les nerfs de Michel à se maintenir sur des flots détendus. Tout à coup, Christine pense reconnaître la rue. La voiture s'y engouffre et, effectivement, cela dit vaguement quelque chose à Michel aussi. Ils parcourent la rue à la recherche de la plaque professionnelle, ne voient rien, repassent dans l'autre sens mais ne trouvent toujours pas le cabinet. Michel se gare. Cette fois, après avoir arpenté la rue deux autres fois à pied, ils doivent se rendre à l'évidence : il n'y a plus d'office notarial.

 

(à suivre...)

© 2017, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.