Le surlendemain, l'excitation est à son comble quand Michel et Christine retournent dans le cabinet du notaire. La secrétaire leur confirme que le document a été retrouvé, ils poussent un soupir de soulagement. Ils s'en tirent pour quelques centaines d'euros, mais ils sont rassurés. Ils ont dû prouver leur identité, mais cela leur a paru une formalité, puisqu'ils avaient emporté leurs papiers en vacances.

  En marchant vers le poste où ils ont porté plainte et où ils souhaitent à présent faire valoir leurs droits, Michel et Christine sont presque souriants, presque guillerets. Ils regardent un peu les vitrines en cherchant ce qui pourrait faire plaisir aux enfants et surtout à leurs hôtes, si généreux, qui les ont reçus et dépannés en toute gentillesse. Une fois dans le bâtiment, on les introduit dans le bureau de l'officier qui suit leur affaire et ils doivent encore patienter quelques instants. L'officier arrive peu après, les salue et s'assoit d'un air gêné, en leur demandant ce qui lui vaut cette visite. Michel prend la parole et lui procure la copie certifiée conforme de son titre de propriété mobilière. Et là, l'officier déclare :

"Nous avons un souci ; un énorme souci. Les occupants de votre maison nous ont présenté un acte de cession tout ce qu'il y a de plus conforme.

-C'est impossible ! Nous n'avons rien signé ! s'emporte Christine.

-La fraude sera dure à prouver, ce sont bien vos signatures.

 

(à suivre...)

© 2018, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.