Cathédrale sous orage

(section des poèmes nouveaux)

 

Ce toit d'ardoise gris

Au cœur d'un ciel de pluie

Qui crève les nuages

Comme autant de présages

Garde sa majesté

Imposante et mouillée

Sans laisser le tonnerre

Impressionner sa chair.

Il chérit les éclairs

Se courbant jusqu'à terre

Pour honorer de danse

Le monument immense

Protégé sous ses tuiles

Luisant comme de l'huile

Et il défie le vent

Electrique et violent.

On observe le toit

Du bâtiment d'en face

En sentant les secousses

Qui génèrent la frousse

Et son cœur qui, peut-être,

Frémit à la fenêtre

A chaque son qui glace

Et du chaud naît le froid.

 

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