07 novembre 2013

Et si on se faisait un petit feuilleton?

   Pourquoi ne pas tenter un petit feuilleton? On va commencer par un petit message par semaine pour voir. Allez, je me lance!

          L'homme aux cheveux blancs sortit du porche en fumant. Il avait la cinquantaine, le costume aussi blanc que neige. Il prit à gauche en sortant, d'un pas décidé. La fumée de sa cigarette flottait derrière lui tellement il avançait à grands pas. Etait-il énervé ? en retard ? ou même très joyeux ? Rien ne pouvait le dire. L'expression de son visage restait désespérément impassible. Il marchait juste plus vite que la fumée de sa cigarette ne sortait de sa bouche. Il avait la tête haute, la main gauche dans la poche de son manteau trois quart, une allure déterminée et classe. Il s'engagea dans la rue à sa droite, toujours aussi vivement et il heurta un jeune adolescent qui courait en sens inverse.

     "Vous pouvez pas faire attention, non ? dit ce dernier.

     - Vous ne manquez pas d'air, répondit l'homme. C'est vous qui m'avez bousculé !

 

 à suivre [...]

 

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14 novembre 2013

Le feuilleton (la suite)

- Ouais, allez ça va papy !" rétorqua l'autre en reculant. Le jeune homme se retourna et continua sa route sans chercher à discuter davantage. Il courut vers un arrêt de bus pour s'engouffrer dans l'autocar qui allait repartir, et notre homme en blanc remarqua une voiture qui démarrait en trombe derrière ce bus.

   Il écrasa sa cigarette, contrarié, vérifia son costume pour voir s'il n'avait pas été sali dans la collision, puis se remit en marche. Il se rendit à son travail. C'était un jour important pour lui, pour sa carrière. Il devait présenter le dernier produit de sa société en vidéoconférence internationale. C'était la première fois qu'il allait faire ça. Il ne faudrait pas bafouiller, il faudrait présenter le produit sous son meilleur jour, donner envie aux marchés étrangers de proposer ce produit dans leurs pays. Serait-il à la hauteur ?

   Quand il sortit de l'ascenseur, sa secrétaire l'attendait.

"Ah vous voilà Monsieur Rochat ! Bonjour. Comment vous vous sentez ? Vous êtes prêt ?

- Eh bien, nous verrons, ma chère Lydie, nous verrons.

- Nous avons encore un petit quart d'heure avant la conférence, si vous désirez qu'on reprenne un point en particulier.

- Non, ça ira, je vais juste prendre un petit café et essayer de me détendre.

- Comme vous voudrez, Monsieur. Je vous l'apporte dans votre bureau, et j'irai vous attendre en salle de conférence.

- Merci Lydie."

Comme elle s'en allait, il la rappela :

"Lydie.

- Oui, Monsieur ?

- Des appels pour moi ce matin ?

- Non, Monsieur, aucun.

- Merci."

Et il se rendit dans son bureau où Lydie lui apporta son café qu'il avala par petites gorgées rapides. Il ne parvenait pas à ralentir la cadence. Quand il s'en aperçut, il posa la tasse sur son bureau, recula son fauteuil légèrement, mit la tête en arrière et prit une profonde respiration.

 

 

(à suivre...)

 

 

 

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21 novembre 2013

Le feuilleton (la suite)

        Il entra en conquérant dans la salle de videoconférence. C'était capital pour lui. Il fut très impressionné par le nombre de visages qui apparaissaient sur l'immense écran et qui avaient toute leur attention posée sur lui, mais il n'en laissa rien paraître. Il commença son allocution en saluant ces visages et en se présentant. Puis il partit dans une présentation enflammée de l'objet. Il en fit l'éloge, se prêta à des démonstrations, réalisa des calculs d'études de marchés fictifs, donna tout ce qu'il avait en lui d'énergie pour vendre son produit, si bien qu'à la fin de son intervention, il était en sueur. On voyait quelques gouttes perler sur son front.

       "Avez-vous des questions ?" demanda-t-il aux spectateurs. Mais comme la réponse fut négative, il prirent donc tous congé les uns des autres, et on coupa la connexion.

       "Vous croyez que ça va marcher, Lydie ?

       - Oh, je pense que oui, Monsieur. Vous avez été bon, très bon. Finalement, c'est même mieux que quand c'est le patron qui s'y colle !"

        Le patron, ah oui, tiens, parlons-en du patron. Il avait disparu subitement une semaine avant la présentation du produit. Injoignable, introuvable... un véritable abonné absent. C'est pour ça qu'il avait dû faire la présentation à sa place. Mais en attendant, il n'avait pas procuration pour signer les chèques de l'entreprise et pour prendre officiellement les décisions. La situation devenait de plus en plus tendue, il aurait été sérieusement temps qu'il refasse surface, celui-là !

       "Merci beaucoup Lydie. Nous verrons bien les commandes.

       - N'ayez aucune crainte, ça va être un bon produit, les commandes vont pleuvoir.

       - Bien. Je sors pour déjeuner. S'il y a des appels, transférez-les sur mon portable." Et il quitta ce lieu du même pas que lorsqu'il y était entré.

 

(à suivre...)

 

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28 novembre 2013

Le feuilleton (la suite)

        Il s'acheta un sandwich pour aller le manger dans un grand parc. Il n'avait aucune envie de s'enfermer par une journée pareille. Il commença son sandwich en marchant, puis s'assit sur un banc pour le finir. Il contemplait l'étendue du parc qui s'étalait devant son regard, la fontaine un peu à droite, le bosquet derrière elle, les maisons lointaines qu'il apercevait droit devant lui, l'aire de jeu pour enfants à sa gauche. Il porta encore une fois le sandwich à sa bouche, quand tout à coup deux hommes vinrent s'asseoir brusquement à côté de lui, lui passèrent un bras sous chacun des siens, le relevèrent sans ménagement en lui disant que s'il hurlait, il était mort. Gabriel Rochat sentait quelque chose de dur pointer dans sa taille, il n'avait aucune envie de vérifier si c'était bien une arme. Il se laissa emmener sans faire d'histoires, et il ne protesta que timidement quand ses agresseurs balancèrent violemment son portable le plus loin qu'ils purent. Ils le firent pénétrer à l'arrière d'un fourgon sans fenêtre et ils le maintinrent immobile le temps du trajet. Pour descendre, ils lui enfilèrent une sorte de cagoule opaque sur la tête, ils le guidèrent dans ce qui lui parut être de vrais méandres. Soudain, il entendit une clef tourner, ils le firent pénétrer dans une salle sombre, sans doute une cave, ils lui ôtèrent sa cagoule et le poussèrent à l'intérieur.

 

(à suivre...)

 

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05 décembre 2013

Le feuilleton (la suite)

     Ses yeux eurent du mal à distinguer où il se trouvait. La pièce était très sombre, il n'y avait que la lueur d'un bloc de secours. Il finit tout de même par s'habituer à la faiblesse de l'éclairage et il put découvrir l'endroit où il était. C'était une cave. Il fit quelques pas en touchant les murs pour assurer ses perceptions. Le mur du fond de la pièce et le sol étaient en terre. Pour les murs des côtés de la pièce, c'était plus difficile à dire ; sans doute de la pierre apparente montée avec de la terre bien tassée, ou bien avec du vieux ciment qui s'effritait un peu. Le quatrième mur qui intégrait la porte était fait de parpaings. Très tôt, il ressentit l'humidité du lieu et commença à avoir froid. Il n'avait plus la possibilité de connaître l'heure, étant donné ce que ses ravisseurs avaient fait de son portable. Pas de chaise, pas de banc, pas de paillasse. Il resta donc debout, marcha un peu, mais évita de s'appuyer contre les murs pour ne pas salir son manteau.

     Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'il était enfermé et n'avait vu personne. Il perdait déjà la notion du temps, même si son ventre lui indiquait qu'en temps normal, il aurait déjà mangé son repas du soir. Il se demandait pourquoi il était là, si la secrétaire s'était inquiétée de son absence, si elle avait prévenu quelqu'un, si son patron avait fait les frais des mêmes ravisseurs, s'il sortirait de là en vie... Réfléchir, il n'avait plus que ça à faire dans cet endroit.

 

(à suivre...)

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12 décembre 2013

Le feuilleton (la suite)

     Il dormait  quand finalement le bruit de la clé dans la serrure se fit entendre. Une lumière aveuglante d'un seul coup envahit la pièce ainsi que trois ou quatre hommes. Il n'arrivait pas tellement à distinguer. Mais ils firent s'avancer un gamin menotté et Gabriel Rochat se demandait bien ce qui se passait. Un homme qui était resté en retrait s'avança doucement, il prenait son temps comme un chef qui savoure son pouvoir. Il attrapa soudain la tête du jeune homme : "C'est lui ?" Gabriel reconnut le jeune garçon qui l'avait bousculé quelques jours plus tôt, mais ne comprenait pas ce qu'il faisait là. Il comprit encore moins la réponse de l'adolescent : "Oui, M'sieur !". L'homme répondit : "Bien, fouillez-le vous autres." Il portait un chapeau qui empêchait de discerner son visage, et les autres avaient des cagoules. Précaution inutile d'ailleurs, car la seule source de lumière était braquée sur Gabriel qui, par conséquent, n'y voyait rien.

     Gabriel sentit les sbires de l'homme au chapeau l'attraper rudement et le remettre sur pieds, puis tout en le tenant, ils fouillaient toutes les poches qu'il avait. Leurs mains ne prenaient aucun soin du beau costume de Gabriel qui enrageait. Mais soudain on entendit : "Ça y est, je l'ai !" Et l'un des hommes tenait effectivement un objet qu'il avait déniché dans une poche du manteau blanc. On aurait dit une clé usb, mais Gabriel qui n'en croyait pas ses yeux n'était plus sûr de rien. L'homme au chapeau récupéra l'objet en disant à l'adolescent qu'il espérait que c'était bien le bon objet. Il fit sortir tout le monde, Gabriel se retrouva de nouveau seul dans la pénombre.

 

(à suivre...)

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19 décembre 2013

Le feuilleton (la suite)

    A nouveau, il eut le temps de compter les moutons, de penser, d'essayer de comprendre sa situation et de chercher une issue pour s'en sortir. S'il attaquait les gardes la prochaine fois qu'ils entreraient ?... Non, ils sont trop nombreux, c'est trop risqué. En plus, ils sont armés. Allaient-ils le garder prisonnier encore longtemps ? Allaient-il le nourrir ? Le tueraient-ils considérant qu'il en savait trop ? Gabriel se résolut à agir. Il ne savait trop quand ni comment, mais il ne voulait pas rester là les bras ballants, il tenait encore à la vie et préférait la perdre en essayant de se sauver plutôt que de gâcher son temps avec des tergiversations.

 

 

    Pendant ce temps, Lydie avait eu la peur de sa vie quand elle n'avait plus vu Gabriel et qu'il n'avait plus répondu au téléphone. C'était incompréhensible, il avait dit de lui transférer les appels et il était sur messagerie ! Elle avait rapidement appelé la police, mais ils s'étaient moqués : "Madame, il est largement majeur, et il a peut-être eu envie de souffler tout simplement... Si on devait lancer une alerte enlèvement à chaque fois que quelqu'un coupe son téléphone, on ne serait pas couchés !" Elle avait bien tenté de leur expliquer que ce n'était pas dans les habitudes de Gabriel Rochat de laisser tomber son travail ainsi, que ce n'était pas normal, mais ils avaient évoqués tout une série d'hypothèses plausibles : la panne de batterie du téléphone, la rencontre avec un vieil ami et le désir de ne plus être dérangé, une soudaine migraine, et d'autres possibilités bien plus grivoises encore... Elle avait dû abandonner.

 

(à suivre...)

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26 décembre 2013

Le feuilleton (la suite)

   Gabriel, tout seul dans sa cave malsaine, ruminait et peaufinait son évasion. Il commença par observer. Effectivement, les gardes qui lui avaient été assignés étaient bien moins nombreux pour lui porter à manger. Cela rassura un temps Gabriel qui se dit qu'il avait des chances de rester en vie. Néanmoins, ce qui pouvait se trouver sur cette clé usb l'intriguait terriblement. Il ne comprenait pas pourquoi ses ravisseurs le gardaient. Il n'avait même pas lu cette clé, il ne savait pas qu'il la portait sur lui. Il ne pouvait s'en rendre compte, mais il ne mangeait qu'une fois par jour. Il s'affaiblissait un peu, car les rations n'étaient pas particulièrement copieuses. Il se dit qu'il faudrait agir assez vite.

 

 

   Dès le délai que les policiers lui avaient annoncé fut passé, Lydie les recontacta en leur disant qu'ils avaient maintenant perdu un temps précieux, qu'elle ne les aurait pas dérangés pour rien, qu'elle savait bien observer les gens, qu'on se rendait compte, lorsqu'on est proche des gens, si cela va ou pas. Quand elle eut terminé de leur dire ce qu'elle avait sur le cœur, ils prirent en compte sa demande et lancèrent les recherches. Une analyse du téléphone leur donna le dernier endroit où le téléphone avait été utilisé et les derniers interlocuteurs avec lesquels il avait parlé. Rien de significatif de ce côté-là ne put venir les aider.

 

(à suivre...)

 

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02 janvier 2014

Le feuilleton (la suite)

     Ils parcoururent les parcs de la ville, à la recherche d'indices. Ils montraient la photo de Gabriel aux passants, aux habitués des parcs et aux commerçants, dans l'espoir qu'un d'entre eux le reconnaisse et les guide. Enfin, ils parvinrent à trouver le marchand de sandwichs chez qui Gabriel était venu quelques jours plus tôt. "Il a fait quelque chose de mal ? demanda le vendeur. Si j'avais su je l'aurais envoyé ailleurs !" Les policiers le remercièrent et se mirent en quête du parc le plus proche. Ils avaient dû remonter le cheminement du vendeur ambulant pour savoir où exactement il vendait ses sandwichs le jour de la disparition de Gabriel.

 

 

     Ils arpentaient un parc qu'ils estimaient le plus susceptible d'avoir été choisi par Gabriel pour manger son en-cas, quand un vieux monsieur qui promenait son chien les aborda :

"Vous venez pour l'homme en blanc ?

- Quel homme en blanc ?  rétorqua le chef des policiers sur cette opération.

- Celui qui a été emmené par deux autres hommes l'autre jour.

- Celui-ci ? dit un policier en montrant la photo de Gabriel.

- Je ne sais pas, je n'ai pas bien vu son visage. J'étais loin, mais ils ont eu une façon très étrange de rentrer en contact.

- Comment cela ?

- Eh bien, ils se sont assis moins de dix secondes de chaque côté de l'homme, les trois se sont relevés et ont marché très serrés les uns contre les autres, et le plus étrange c'est que l'un d'entre eux a balancé quelque chose dans ces buissons là-bas.

- Et après ?

- Après, ils ont contourné les buissons vers la rue, je ne les ai plus vus.

- Ils ont sans doute pris un véhicule.

- Je vous ai appelé ce jour-là pour dire qu'un homme s'était probablement fait enlever, mais vous ne m'avez pas cru...

- Désolé, Monsieur, nous avons des protocoles à suivre, et on a tellement de canulars téléphoniques aussi !

- Oui, mais apparemment cette fois, c'était vrai et important puisque vous êtes là !"

Un cri les sortit de leur conversation, un policier que son chef avait envoyé d'un regard fouiller les buissons indiqués par le vieux monsieur, revenait avec un téléphone en pièces détachées.

"C'est probablement le téléphone de Monsieur Rochat, il faut l'envoyer au labo pour vérifier."dit le chef. Puis il se tourna vers le vieux monsieur pour lui demander de passer au commissariat signer sa déposition le plus rapidement possible.

(à suivre...)

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09 janvier 2014

Le feuilleton (la suite)

   Gabriel s'était préparé pour la prochaine entrée d'un de ses geôliers, puisqu'il avait constaté qu'on n'envoyait plus qu'un seul garde pour cette mission : quoiqu'il ne pût pas voir dans le couloir si la voie était bien dégagée, il avait décidé qu'il surprendrait son gardien en se mettant dans l'angle mort par rapport à la porte, et en se précipitant sauvagement sur lui, pour faire voler le plateau qu'il portait. Il espérait profiter de cette diversion pour s'enfuir en courant le plus vite qu'il pourrait, même s'il n'imaginait pas vraiment où il devrait aller. Il ne connaissait pas les lieux et devrait donc être particulièrement bien inspiré pour réussir à sortir avant de se faire rattraper.

   Le prisonnier entendit la porte s'ouvrir, mais il n'eut pas le temps d'aller se poster où il l'avait prévu. Le temps avait dû lui échapper, ou alors on venait plus tôt. Gabriel ne pourrait pas facilement tenter son évasion cette fois, il devrait probablement attendre. Il essaya de ne pas montrer son trouble et sa nervosité quand l'homme entra dans la pièce. Mais là, ce fut la surprise, il n'était pas seul, un autre l'accompagnait. Ils s'approchèrent de lui, l'immobilisèrent pour lui enfiler à nouveau une cagoule.

"Oh non, encore ! s'apitoya Gabriel.

- Tais-toi, c'est ton jour de chance." répondit l'un des gardes en le faisant avancer.

Gabriel ne comprenait pas pourquoi on le disait chanceux. Il sentit à nouveau qu'on le guidait en le maintenant sous contrôle comme dans un labyrinthe, qu'on le fit grimper dans un véhicule... En somme il revécut l'aventure à l'envers. Bientôt, le véhicule s'arrêta, la porte s'ouvrit brutalement et les gardes le poussèrent violemment dehors en lui arrachant sa cagoule et démarrèrent en trombe. Gabriel ne put même pas relever la tête à temps pour apercevoir le véhicule de ses ravisseurs.

 

 

   Pendant ce temps au commissariat, alors que l'enquête piétinait lamentablement, les résultats du labo arrivèrent.

"Chef, on a la confirmation, c'est bien le téléphone de Gabriel Rochat.

- Et la liste des appels, ça donne quoi ?

- Rien, nothing, nada.

- Comment ça ?

- Eh bien les appels reçus et émis sont tous de gens qui figurent dans son répertoire, pas d'appel suspect, pas de harcèlement en vue, tout a l'air parfaitement normal.

- Si tout était normal, il n'aurait pas disparu, fouillez encore !

- Chef ! dit un autre.

- Quoi encore ?

- Il est revenu.

- Qui ?

- Le kidnappé, Rochat !

- Quoi ?

- La secrétaire vient d'appeler, il est de retour.

- On s'est encore bien foutu de nous.

- Ah non, apparemment il a bien été enlevé, mais il a été libéré..."

 

(à suivre...)

 

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