25 octobre 2013

La Veste grise

Edit du premier janvier 2017, le texte figure en intégralité dans le blook suivant :

Blook 1

          Mickaël descendait la petite rue, comme tous les jours, le regard baissé. Son cartable semblait peser plus lourd que lui. Il allait jusqu'à son collège, le regard toujours baissé. Il ne parlait à personne et personne ne lui parlait. Quelques enfants avaient bien essayé de l'approcher mais quand on lui posait des questions, il répondait toujours : "Qu'est-ce que ça peut vous faire?" Alors ils avaient tous abandonné. Ils ne le regardaient même plus.

     Pendant les récréations, Mickaël allait s'asseoir parterre contre le mur du collège et il regardait les arbres, il regardait le vide. Il ne bougeait pas et ressemblait à une statue. Les autres enfants jouaient au ballon, couraient, riaient, criaient; il ne les entendait pas.

     Au diable tous ces enfants! Au diable les professeurs! Mickaël ne prenait pas ses cours. Certes il y assistait mais c'était comme si on l'avait envoyé là par hasard pour passer le temps. Il aurait très bien pu aussi ne pas s'y rendre; personne n'aurait fait de remarques sur son absence, puisque de toute façon, même en cours, c'était comme s'il n'était pas là. Après tout, il aurait très bien pu avoir été mis ailleurs, ou bien nulle part. Mais ça l'aurait gêné de n'avoir rien à faire alors il y allait.

     Et puis cela donnait plus de piquant à ce qu'il allait faire après la classe. Cela le mettait sous pression dès le matin pour que le sentiment de bonheur soit plus fort le soir.

[...]

©  1995, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

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Vous pouvez acquérir la nouvelle complète si le début vous a plu :)

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24 décembre 2013

Il

Edit du premier janvier 2017, le texte figure dans le blook suivant :

Blook 1

IL

 

   Quand elle arriva, la fête n'était pas vraiment commencée, mais tout le monde était là. Tout le monde ? Non, on ouvrit la porte derrière elle et il entra. Ils échangèrent un regard sans faire attention l'un à l'autre. C'est alors que les bouchons sautèrent, entraînant les cris éclatants dans le chahut et la joie. Tout le monde riait, tout le monde bougeait, tout le monde parlait. Elle s'amusait et riait avec les autres. Avant, elle n'avait jamais ressenti cela. Elle se sentait libre et heureuse. Elle était comme sur un nuage, elle s'étalait et se roulait dans les nuages souples et moelleux ; de temps en temps elle s'élevait sans effort et dansait dans les airs. Elle volait et surtout, elle souriait, elle souriait...

   Soudain, son visage se referma et elle éprouva le besoin de fuir, alors elle partit à toute vitesse dans des couloirs immenses et obscurs, dans de larges rues remplies de voitures folles ; les phares l'aveuglaient, elle vit aussi de petites rues sombres.

   Ils ne s'étaient aperçus de rien et ils ne l'avaient même pas vue partir. Ils continuèrent à rire toute la nuit.

   Elle ne voyait que du noir et ne comprenait plus rien. Tout à coup, la porte s'ouvrit toute grande. Avec un regard apeuré, elle s'approcha vers la lumière... Il était là. Un instant interdite, elle se jeta dans ses bras en tremblant nerveusement...

 

   Elle se réveilla dans son lit avec un horrible mal de tête. La fenêtre était restée ouverte.

 

Extrait du recueil Elle et Ils. (non encore publié)

© 1996, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

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Blook 1

 

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29 décembre 2013

Rêve de mer

Edit du premier janvier 2017, le texte figure en intégralité dans le blook suivant :

Blook 1

 

Voilà le début d'une autre nouvelle que j'ai écrite il y a aussi bien longtemps, et si ça vous inspire, vous pourrez en acquérir l'intégralité.

Rêve de mer

 

   Il y a des nuits noires où seule la petite lumière rouge de mon compas suffit à m'éblouir. Il y a des nuits trop belles où lune, dauphins étoiles jouent "la vie". Il y a des nuits salopes qui commencent bien et finissent mal. Il y a des nuits, et ce sont les plus nombreuses, où le rêve s'empare de mon espace. Bercé par le doux clapotis de l'eau qui m'entoure, je m'évade et j'oublie qui je suis. J'imagine.

   Je suis un autre moi et je ne suis pas seul. J'ai mon amie à mon bras. Elle est là tous les soirs. Nous partons en promenade dans la nuit tous les deux. Sa présence est si douce... Ou bien dans la journée, une balade en forêt, accompagnés par le chant des oiseaux, nous apaise et nous rassasie. Elle est là, tout près de moi, je peux la toucher, caresser ses cheveux, caresser son visage et voir le doux soleil reflété dans ses yeux. Comme elle est belle!... Comme je suis bien... Nous courons, nous jouons, nous chantons... nous sommes comme des enfants. Quand il pleut, nous restons tous les deux dans la grande maison, près de la cheminée. Assis devant le feu, ma main dans ses cheveux, je lui raconte des histoires. La tête sur mon épaule, elle écoute... Ce sont des histoires de voyages sur la mer au temps des grands voiliers. Histoires de pirates, elle se met à trembler; histoires de sauvetages, la voilà rassurée.

   Si parfois elle s'endort, j'écoute battre son cœur et c'est là [...]

© 1997, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

 

Comme promis vous pouvez vous procurer la nouvelle complète en pdf pour 3 euros :

 

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01 février 2014

Comment on parle aux anges

Edit du premier janvier 2017, le texte figure en intégralité dans le blook suivant :

Blook 1

    Dix-sept heures cinquante-huit. Encore un message : "Je t'aime toujours" et la signature. "Moi aussi" pensa-t-il. Dans cette plénitude intérieure qu'il ressentait, rien, non, vraiment rien n'aurait pu le déranger, le déstabiliser. Il se souvenait de tous les messages reçus précédemment à dix-sept heures cinquante-huit. A chaque jour sa missive, porteuse du même message général, inlassablement : "Je pense fort à toi, je t'aime toujours", "Je pense toujours à toi, je t'aime"... Cela contribuait pleinement à entretenir la sérénité qu'il éprouvait. Il attendait impatiemment dix-sept heures cinquante-huit, c'était son moteur, sa motivation, sa petite liqueur de violette. A chaque fois, il n'était plus qu'émotion pure, il volait comme un ange et il adorait ça. Pour rien au monde il n'aurait troqué sa place contre une autre.

 

 

    Elle prépara le sapin de Noël. Elle sortit d'abord tous les éléments du sapin artificiel qu'elle s'était procuré quelques années plus tôt, elle assembla tous les morceaux, puis elle choisit soigneusement chaque guirlande avant de la déposer délicatement sur le sapin. Elle organisait la décoration avec goût et raffinement. On aurait vraiment dit qu'il était couvert de neige. C'était très réussi.

 

    Elle avait dû faire effort au début pour supporter la séparation, mais avec le temps elle avait pris l'habitude. Elle s'était accrochée à la vie, du bout des ongles d'abord, puis à pleines griffes : elle ne voulait pas laisser son enfant seul, sans défense face à la vie. Elle avait planté ses crocs dans les rires et les sourires de cet enfant. Et maintenant elle arrivait même à sourire à nouveau. Rarement pour elle, mais elle y arrivait. Parfois d'ailleurs, elle ressentait ces petits instants de bonheur, comme avant, ou presque, dès que l'enfant respirait la joie à des kilomètres à la ronde. Pour autant, elle n'oubliait pas l'homme qu'elle attendait de retrouver. [...]

Extrait du recueil Elle et Ils.

© 2014, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

 

Si vous souhaitez acquérir l'intégralité de ce texte, vous pouvez l'obtenir en pdf pour 3 euros :

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