20 janvier 2014

Un Fermier sur la terre

Un Fermier sur la terre

(section des poèmes nouveaux)

 

Il caresse la terre avec amour

La couvant des yeux tel un tendre amant

A tel point que sa femme en le regardant

Ne s'y tromperait pas : c'est pour toujours.

 

Confiant en l'avenir, les yeux pleins de promesses

Il aime voir mûrir les fruits de sa déesse.

 

Quand il mesure soudain l'étendue

De ses grands champs de terre qu'il laboure

C'est alors qu'il devient aveugle et sourd

Au monde autour de lui qui évolue.

 

Il pense à sa récolte, il pense à sa richesse

Il veut qu'on colporte les fruits de sa déesse.

 

Il sait que dans ses prés paîtront les vaches

Il pense à tout ce lait qu'il pourra vendre

Il travaille pour qu'au pré l'herbe tendre

Engraisse des produits que l'on s'arrache.

 

Il sait bien que la terre tient toujours promesse

A l'endroit, à l'envers, elle est une déesse.

 

Avec sa main puissante et abîmée

Il sent quand la terre a besoin de soin

En l'effritant, il ne se trompe point

Les yeux sur son pouce qu'il fait jouer.

 

Aucun effort trop grand pour soigner sa princesse

Au mépris de son temps, elle est bien sa déesse.

 

Elle lui procure la liberté  −

Celle au-delà des contraintes terribles

Du changement à jamais impossible  −

Qu'il faut à un homme pour exister.

 

Pas de repos jamais, interdit la paresse !

Il faut que le fermier respecte sa déesse.

 

Femme ne lui en veux pas trop quand même

S'il perdait sa terre il perdrait son âme

Ne pourrait plus entretenir sa dame

C'est pourquoi, tu vois, plus que toi, il l'aime.

 

Jalouse tu peux l'être car il n'a de cesse

Sans épargner son être, de choyer sa déesse.

Mais s'il ne l'avait pas, tu ne serais pas là.

 

© 2014, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

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21 janvier 2014

Le véritable amour

      On n'a qu'un seul amour dans une vie, les autres ne sont que brouillons, qu'illusions. Le seul véritable est celui qui reste gravé en nous quoi qu'on fasse même pour s'en détacher.

© 2014, Opaline.

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22 janvier 2014

Carillon

Clochettes qui sonnent

Alternativement

Répondent ou résonnent

Irréel antan

Légèreté du vent

Liberté des notes

On cesse la parlote

N'étant plus que temps.

 

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23 janvier 2014

Le feuilleton (la suite)

   "Mais c'est un monde quand même ! On marche sur la tête !"

Lydie était revenue prendre des nouvelles de Gabriel. On lui refusait le droit de lui parler. Elle avait laissé libre cours à sa colère et était partie, non sans faire savoir son mécontentement à qui voulait bien l'entendre.

 

   Pendant ce temps, les agents faisaient le point sur l'enquête en cours.

"Non mais t'y crois toi  ?

- Je sais pas trop. Il a l'air sincère.

- Attends, une clé usb qu'il ne savait pas entre ses mains, il ne sait pas ce qu'il y a dessus, il ne sait pas où il a été séquestré, il ne peut décrire qu'un ado qui ressemble à n'importe quel ado mais aucun de ses ravisseurs, il est reparu comme il a disparu. Il est juste un peu amaigri. C'est un peu étrange tout de même non ?

- C'est vrai qu'il a pu jeûner pour qu'on croie à son histoire... Décidément je sais pas, mais on va avoir du mal à prouver son innocence comme sa culpabilité, il va falloir le relâcher."

 

   Un autre agent était en train de répondre au téléphone :

"De quelle couleur le blouson ?"

 

(à suivre...)

 

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24 janvier 2014

La Rose de mon cœur

La Rose de mon cœur

(section des poèmes nouveaux)

 

La rose de mon cœur a sept pétales rouges

Qui dansent dans le vent au son d'un piano.

Elle frémit soudain dès que ton bras qui bouge,

Caresse sur mon corps, fait luire l'anneau.

 

La rose de mon cœur a sept pétales roses :

Ils restent bien fixés, quelles que soient les choses

Défis du quotidien, se mettant sur ma route

Car la vie nous offre fortune et banqueroute.

 

La rose de mon cœur a sept pétales jaunes

Pour la poignée d'amis qui toujours reste là

Peuple mon univers et d'elfes et de faunes

Et garde rapprochés, de mon cœur les éclats.

 

La rose de mon cœur a sept pétales blancs

Qui en bouton fermé protègent mon enfant

Comme en un écrin doux pour ne pas qu'il se blesse

Et pour justifier de mon cœur la tendresse.

 

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25 janvier 2014

Les deux faces des choses : alter et ego

    Il est détestable de voir à quel point les hommes ne pensent qu'à eux. Leur bonheur, leur avenir sont leurs seules préoccupations, ils pleurent sur leur malheur ou savourent leur bonheur, et ils ignorent celui qui souffre à côté d'eux. Un peu d'attention ne leur coûterait rien.

    Quoique...

    Comment réagir si l'on s'aperçoit qu'un mendiant dans la rue est en réalité quelqu'un qui a parfaitement de quoi vivre ? Comment réagir si la personne que l'on voit souffrir quotidiennement d'une situation dans laquelle elle se trouve, ne fait rien pour en sortir, et continue de se plaindre et d'alimenter sa souffrance ? Ces gens-là valent-ils l'élan d'altruisme qui fait que l'on s'oublie soi-même pour voler au secours des autres ? Peut-on aimer ces gens ? Est-ce les aimer que de les laisser poursuivre dans cette voie ? Est-ce les aimer que de leur faire changer de route ? Est-ce que comprendre doit être le frère jumeau d'admettre ?

    Certains, d'un autre côté, ne sont bien que quand ils aident autrui. Ils sont touchés du malheur d'autrui au point qu'ils se mettraient en danger s'il le fallait pour aider l'autre. N'est-ce pas la preuve, en plus de l'admiration qu'ils portent à cette autre personne, de leur complet dénigrement d'eux-mêmes ? A moins que ce ne soit que pour obtenir le renforcement dans la glace du reflet de leur ego, par les remerciements pour leur aide et leur réussite peut-être.

    Les choses ont toujours deux faces et il est difficile de déceler si une seule est vraie ou si elles se mêlent, ou même si elles alternent en fonction du temps et des épreuves de la vie.

    Si l'on cherche l'attitude à adopter, étant donné que les hommes cherchent le bonheur, qu'ils cherchent à rendre leurs amis heureux pour l'être aussi eux-mêmes par ricochet, il y a toujours un fond d'égoïsme en tout. On ne peut se départir de son ego.

 

© 2014, Opaline.

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26 janvier 2014

Point de vue

    Comment se fait-il que certaines générations considèrent comme une contrainte extrêmement pénible ce que les générations précédentes considéraient comme une chance inespérée, au point de se battre pour l'imposer à leurs descendants ?

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27 janvier 2014

Ciseler

Créer comme un orfèvre

Intuitivement

Saupoudrer de magie

Entailler le métal...

La coupe au bord des lèvres

Emerveille les gens

Rehausse, ouvrage exquis, la fadeur d'un teint pâle.

 

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28 janvier 2014

Une Scène à la fenêtre

Une Scène à la fenêtre

(section des poèmes nouveaux)

 

Deux oiseaux sur la gouttière

Se tiennent chaud sous le toit.

Serre-toi bien contre moi

Faisons donc fi de l'hiver.

Noir et blanc et blanc et noir

Deux pies redonnent l'espoir.

Cœur à cœur aile contre aile,

Si nous étions éternelles ?

Mais l'une prend son envol

Et va jouer sur les tuiles.

Tête rentrée en son col

L'autre reste en son asile.

Bientôt gagnée par l'ennui

Elle rejoint son amie

Toutes les deux disparaissent

Dans des jeux pleins d'allégresse.

 

© 2014, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

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29 janvier 2014

Les voisins

Méfie-toi toujours d'un voisin trop gentil, trop désespéré ou trop présent, cela pourra se retourner contre toi au premier changement du vent.

© 2014, Opaline.

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