31 octobre 2013

Dansons en choeur

Dansons en choeur!

(section des poèmes anciens)

     Salut à toi insalubre saleté

J'espère que ta soporifique souffrance

Saura te faire susurrer ces mots fous

Saura t'introduire dans la danse

Où tous les humains meurent souls

Où tous les humains meurent seuls

Sans amitié et sans linceul.

 

© 1993, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

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09 novembre 2013

Vent

Vent

(section des poèmes anciens)

 

Vent tu composes la musique

Sur laquelle dansent les arbres

Cette musique est symphonique

Et l'on ne peut rester de marbre

En écoutant ce doux murmure

Qui peut devenir si violent

Tu es changeant, tu es charmant

Tu es troublant... tu es vivant !

 

Ainsi la nature exécute

Obéissant au chef d'orchestre,

Comme si tu jouais d'une flûte,

Envoûtant tout et puis le reste,

Les pas d'une danse affolante,

Elle exécute un vrai ballet

Tu es changé, tu es charmé

Tu es troublé et affolé.

 

Je te sens là tout près de moi

Tu m'enveloppes de tes bras.

Tu pens' à moi je pense à toi

Tu m'envahis je te sens là.

 

Vent tu n'es pas indifférent

Tu es un véritable ami.

Lorsqu'arrive mélancolie

Tu viens près de moi en chantant.

Tu compatis à ma tristesse

En te montrant plein de tendresse

Ou bien tu débordes de joie

Quand tu vois que je n'en ai pas.

Tu essaies de me faire rire

En voulant m'offrir ton sourire.

Et quand c'est moi qui suis en joie

Tu es tell'ment content pour moi !

 

Vent tu fais briller le soleil

En chassant tous les nuages

En passant sur eux ta rage

Et tu fais danser les abeilles.

Vent tu fais chanter les étoiles

Tu mets de la vie dans les voiles

C'est toi qui pousses les bateaux

Toujours plus loin vers les oiseaux,

C'est toi qui pousses les oiseaux

Toujours plus loin, toujours plus haut,

Tu mets de la vie dans les airs,

Tu mets de la vie sur la terre.

Vent oui c'est bien toi le plus grand

Vent c'est toi seul qui me comprends.

 

© 1993, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

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26 février 2014

L'homme heureux

L'homme heureux

(section des poèmes anciens)

 

Heureux est celui qui n'a rien

Car on n' peut rien lui prendre.

Ni souci, ni besoin

De chercher à comprendre

Là où la vie l'entraîne,

Il va où bon lui semble.

C'est un homme sans peine

Et qui jamais ne tremble

Devant l'amas de taxes

Grandissant chaque jour

Il suit toujours son axe

Qui le mèn' vers le jour.

 

© 1993, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

 

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23 mars 2014

Les Yeux du fou

Les Yeux du fou

(section des poèmes anciens)

 

Ce sont des yeux

Des yeux très bleus

Qui peuvent changer de couleur

Et aller alors

Jusqu'au gris

De la tristesse, de l'ennui

Du remords

Et de la folie

Ils sont profonds

Et insistants

Envahissants

Et affolants

Ils savent dire

Tout ce qu'il veulent

Ils me font rire

Ils me font peur

Me dévisagent

Me déshabillent

Ils sont si doux

Si influents

Ils sont si beaux

Mais si gênants

Ils savent lire

Au fond de moi

Tout comme dire

A tout moment

Ce qu'ils peuvent

Désirer de moi

Ils savent dire

Tout ce qu'ils pensent

Ne serait-c' que

Par un éclair

Ces yeux au regard incendiaire

Ces yeux au regard incendié

Ils ne peuvent rien me cacher

Mais ils savent tout exiger.

 

© 1993, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

 

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29 mars 2014

Obsession 1

Obsession (1)

(section des poèmes anciens)

 

Tu es le soleil de ma vie

Tu envahis toutes mes nuits

Tu envahis toutes mes heures

Et avec toi je n'ai pas peur

Car ta puissance me rassure.

 

Tes cheveux noirs comme l'ébène

Savent toujours calmer ma peine.

Ils sont si beaux : doux et soyeux

Si vigoureux, forts et joyeux

A l'image de ton amour.

 

Même si tes yeux malicieux

Qui s'accordent avec tes cheveux

Me permettent de lire en toi,

Je ne sais plus, je ne sais pas

Attendre chaque nouveau jour.

 

Et quant à ton joli sourire

Il me fait fondre de plaisir

Je n'peux que tomber dans tes bras

Quand j'aperçois ce sourir' là,

Tu peux pourtant être si dur...

 

Il est le miroir du bonheur

Il anéantit mes rancœurs

Il fait oublier les malheurs

Et il détruit aussi ma peur

Il apaise encor mes souffrances.

 

Ton sourire me fait frémir,

Met de la joie dans mon av'nir ;

Il m'envoûte complètement

Et je m'abandonne au charmant

Prince qui m'intrigue sans cesse.

 

Tu es fait de contradiction.

 

Je t'aime et tu le sais déjà.

Oui, j'ai imaginé cent fois

Des heur's et des heures durant

Que tu serais MON princ' charmant

Qui me couvrirait de caresses.

 

La tendresse est ton grand domaine,

La liberté ton grand combat.

Je pourrais soulager ta peine

En combattant tout près de toi.

 

Je m'ennuie quand tu n'es pas là.

J'ai peur que tu ne saches pas

Jusqu'à quel point mon amour va.

Mais je t'en prie, ne m'en veux pas.

 

Tu es un prince mystérieux.

Je me prends seul'ment à rêver

Qu'avec moi tu serais heureux

Si... s'il t'arrivait de m'aimer.

 

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06 avril 2014

Message, Toi et Moi, Personnel

Message, Toi et Moi, Personnel

(section des poèmes anciens)

 

Le Chagrin emplit mon cœur

Quand tu n'es pas près de moi

Tu sais pourtant le calmer

Par ton immense douceur

 

Mon cœur saigne, mon cœur pleure

Quand tu t'en vas loin de moi

Tu peux pourtant l'apaiser

En pensant à mon malheur

 

En pensant sans cesse à moi

 

Reviens pour moi

Je pense à toi

 

Le Chagrin emplit mes nuits

Quand tu n'es pas avec moi

Plutôt la mélancolie

Des jours passés avec toi

 

Mon cœur saigne, mon cœur pleure

Quand tu t'en vas loin de moi

Tu peux pourtant l'apaiser

Et faire fuir sa douleur

 

En me serrant dans tes bras

 

Reviens pour moi

Je pense à toi

 

Mais aujourd’hui tu es là

Alors je voudrais te dire

Que je ne veux voir en toi

Qu'un immense et beau sourire

 

Valentin est avec nous

Qui a horreur du chagrin,

Valentin est entre nous,

La source de nos câlins.

 

Aujourd’hui on est lundi

Le quatorze février

Aujourd’hui on se marie

C'est le début de l'été...

 

© 1993, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

 

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17 août 2014

Pensée

   J'ai vu des gens aujourd'hui, battre le blé au fléau et faire de la farine au blutoir. J'ai vu le vieil atelier d'un cordonnier, même celui d'un sabotier. Le soufflet de la forge attisait les braises du foyer pendant que les lavandières usaient du péteu. J'ai écouté mon père me raconter ce que fut son enfance, jusqu'au ferrage des vaches. J'ai écouté ma mère me raconter ce que fut son enfance, jusqu'à la gamelle en fer sur le poêle de l'école communale. Comme on avait le temps à l'époque, comme on le prenait surtout! Et comme la course à la rentabilité a mis à mal ces traditions, ces vieux gestes humains, faits et refaits tant de fois, dans des lieux chargés d'histoire, emplis d'odeurs caractéristiques reconnaissables entre mille, et pétris d'humanité!

© 2014, Opaline.

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17 février 2015

Amour

Amour

(section des poèmes anciens)

 

Amour tu dois semer le doute

Partout où tu vas sur ta route

Puisque si tu es découvert

Tu descends tout droit en enfer

Tu plonges dans les eaux du Styx

Et tu t'effaces peu à peu.

 

Amour tu dois rester secret

Tu dois sans arrêt te cacher

Pour ne pas risquer de mourir.

 

On doit juste pouvoir te lire

Sur une bouche ou un sourire

Au fond des yeux, au coin des lèvres

Sur des mots prononcés, un rêve

Des mots prononcés au hasard,

Laissés échapper dans le noir

Sous le soleil ou dans le soir

Au profit de l'intimité.

 

Amour tu n'es que paradoxe.

Si tu ne peux pas te montrer

On doit pourtant te deviner,

Sans autant pouvoir être sûr

Que tu es vraiment le plus pur

Le plus profond, le plus réel,

Véritable et non pas virtuel,

Douter de ta réalité

Pour continuer à aimer

Pour assurer ton avenir

Amour, tu nous fais bien souffrir.

 

Tu parl' en langage codé,

C'est ainsi ta spécialité.

Un geste un signe ou une image

Gravée dans un esprit bien sage

Sont alors autant de messages

Qu'ils peuvent être de mirages.

Il faut pourtant garder courage

Et savoir contenir sa rage.

L'amour nous élève aux nuages

Et nous ferait écrir' des pages

S'il nous laissait un peu de temps

Entre les doutes et les chants

Les beaux rêves et les questions

Quand il déchaîne les passions.

 

Saisis-tu bien où est ta chance

Quand c'est toi qui mènes la danse

Des hommes et de leurs souffrances ?

 

Amour tu rim' avec confiance

Mais la confiance existe-t-elle,

La confiance est-elle réelle

Si nous devons douter sans cesse

De l'aimé et de sa tendresse ?

Tu t'amplifies s'il y a absence,

Cela nous fait prendre conscience

Qu'en nous existe une carence

C'est une grande confidence

Ou plutôt non c'est la sentence

Le pesant verdict de la chance

Du sort ou de Dame Fortune

Qui peut lire grâce à la lune

Quelle maladie nous atteint.

C'est une carence de l'autre

La moitié qui colle à la nôtre

Et donc la recherche de soi.

S'il veut qu'on ne la trouve pas

Il veut qu'on ne se trouve pas.

Que peut-on faire contre ça,

Douleur aussi dur' que les lances

Qui, s'abattant sur les poitrines

Des Troyens et des Achéens

Finirent, volonté divine,

Par massacrer vraiment les uns,

Cela pour les beaux yeux d'Hélène ?

L'amour fait fair' de drôl's de choses,

Amour, tu en étais la cause.

Oui, vu tout ce que tu as fait

Déjà depuis l'Antiquité,

Tu as raison de te cacher

Car bien des hommes t'en voudraient

Quoique d'autres puissent trouver

Que tout cela n'est pas bien grave

Car tu peux donner à la vie

Un sens tout à fait défini :

La quête de ta vérité

Surtout de ta sincérité.

Mais cette quête est inutile

Car tu es tellement fragile...

Si jamais tu es démasqué,

C'est bien fini, tu disparais.

 

La solitude est ton domaine

L'incertitude ton avoir

Ta recherche est tout à fait vaine

Tu viendras selon ton vouloir

S'il te prenait l'envie jamais

De désirer te défouler.

Si l'on t'attend tu te détournes

Si l'on s'en fout tu nous surprends,

Et bien malgré nous tu séjournes

En nos esprits si impuissants.

Tu es la torture de l'homme

Tu es son bourreau attitré.

Tu as fait couler beaucoup d'encre

Depuis de bien longues années.

Je n'ai jamais pu t'éloigner

Je n'ai jamais pu t'oublier

Je l'ai pourtant tant espéré !

 

© 1993, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

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