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Opaline, une plume et un piano...

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Opaline, une plume et un piano...
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8 avril 2016

Sonnade à tous les enfants du monde

Sonnade à tous les enfants du monde

 

Je voudrais voir ma Terre du point le plus haut,

Saupoudrer sur l'écorce un calme enchantement...

Il ne me suffit pas de le souhaiter vraiment

Pour que naisse demain un univers très beau.

 

J'aimerais visiter son endroit le plus chaud

Pour y fondre en son cœur un A. D. N. charmant

Qui pourrait irradier chaque être humain germant,

Pour que naisse demain un univers très beau.

 

Tu devrais, être humain, accentuer ta maîtrise

De toi, éradiquer violence et méprise,

Pour que naisse demain un univers très beau.

 

Toi, l'Homme, qui détruis ce que pourtant tu aimes,

Je suis sûre que tu chanterais sur ce thème

Pour que naisse demain un univers très beau.

 

(Envoi)

Ô vous, enfants du monde, unissez vos efforts,

Effacez des humains les défauts et les torts

Pour que naisse demain un univers très beau !

 

 

© 2016, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

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7 avril 2016

Le feuilleton (la suite)

   Nina et Sybille se retrouvèrent quelques jours plus tard. Elles étaient joyeuses et Nina engagea la conversation.

"Alors ce dîner, avec ta mère, c'était comment ?

- Sympa, on a bien mangé.

- Ca, je me doute. Tu es un vrai cordon bleu.

- Elle s'inquiète. Elle sait que je suis seule.

- Tu sais que tu peux compter sur moi.

- Oui, je le sais.

- J'ai toujours mon téléphone près de moi, allumé, même la nuit.

- Je sais, et ça me rassure aussi.

- Tu n'as toujours pas confiance en Benjamin ?

- Non, il n'est pas assez fiable et ce n'est pas avec lui que j'ai envie d'être dans ces moments-là. Il me blesse trop régulièrement. Je refuse de lui accorder cette importance. Il ne sais pas comment s'y prendre.

- Ce ne doit pas être facile pour lui non plus.

- Non mais le soutien devrait être naturel.

- Il ne t'aide pas ?

- Je crois qu'il voudrait bien. Parfois il le fait, mais parfois il ne voit pas quand c'est important ou sérieux. Toi, tu le sais."

 

 

 

à suivre...

 

© 2016, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

6 avril 2016

Pensée

   J'aimerais voyager sur le Tibre, en compagnie d'un Auguste empereur, et découvrir la vie de son époque, son épouse, parler avec Mécène, avec tous les artistes invités, écouter du Virgile, du Horace, en buvant des délices si doux et raffinés.

 

© 2016, Opaline.

5 avril 2016

Emprise

 

 

En vertu de quoi, mes amis,

Mon esprit devrait-il

Par les chemins de la folie

Ruminer sa rancœur

Insidieusement transférée

Sur les autres esprits

En les gardant sous son contrôle ?

 

© 2016, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

4 avril 2016

Olivia

 

 

Ombrelle du sud sur la tête

La robe très longue à l'ancienne

Invitation au romantisme

Voile de discrétion dentelle

Intimité en forteresse

Amitié fiable et allégresse !

 

© 2016, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

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3 avril 2016

En transit

En transit

(section des poèmes nouveaux)

 

Une fenêtre de fortune

S'accroche avec de la ficelle

Et claque au vent venu des dunes

Tout en rythmant sa ritournelle

Qui siffle si fort son message

A tous ces êtres de passage.

Les oiseaux viennent picorer

Les chiens déambulent par là

Les chats se faufilent, discrets,

Tout près des disputes des rats.

On aperçoit quelques humains

Entassés là, et désœuvrés ;

Ils en ont fait un long chemin

Pour repartir, pour arriver !

Ils ne se trouvent qu'en transit

Coincés dans un marais de boue

Ils rêvent de s'en aller vite

Pour avant tout rester debout.

Revenir sur leurs pas ne se peut,

Ils n'y trouveraient que le feu.

Pas d'avancée prévue non plus,

Le jardin est de barbelés.

Parqués comme des porcelets,

Mauvais regards, ils sont exclus.

 

 

© 2016, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

2 avril 2016

Pensée

   J'aime mêler langages et mots différents, les faire rimer quand même, malgré leurs univers éloignés bien que voisins. Il reste que le travail en devient harassant, car les mots de la langue maternelle montent puis coulent comme le lait dans le sein d'une mère, tout naturellement, alors que les autres langages nécessitent de découvrir les mots dans un dictionnaire, de franchir la montagne qui propose plusieurs termes, pour choisir le bon, pour être sûr d'en comprendre le sens exact. Pire, les rimes devront être réfléchies avec un soin extrême, organisées pour que la grammaire de chaque langue soit respectée. Et l'écriture se fait marathon.

 

 

© 2016, Opaline.

1 avril 2016

Danseuse

 

 

Dans la douceur de la lumière

Avec la grâce d'une étoile

Nous apercevions le bonheur

Se débattre, avec le malheur

En perspective fataliste.

Un tutu voluptueux vole :

Sur chaque joue de spectateur,

Echoués d'admiration, des pleurs.

 

 

© 2016, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

31 mars 2016

Le feuilleton (la suite)

   Sibylle passa faire quelques courses en sortant de son travail. Elle voulait mettre les petits plats dans les grands pour sa mère, lui montrer qu'elle savait recevoir. Elle prit également quelques fleurs au passage pour égayer son appartement. A dix-neuf heures quarante-cinq, sa mère sonna à l'interphone.

   "Je t'ouvre." dit un sourire.

   Quand sa mère entra, elle embrassa sa fille et fit du regard un tour de logis. Une bonne odeur sortait du four, le plat mijotait et les deux femmes s'installèrent devant un petit apéritif.

   "Alors, ma chérie, comment vas-tu ?

- Bien, Maman, ça va.

- Tu n'as plus de malaises ?

- Non, ça fait longtemps que je n'en ai pas eu.

- Alors, tant mieux. Tu sais, ton cancer me donne du souci.

- Je sais, Maman, mais je vais bien. Je suis en phase de rémission. Jusqu'à la prochaine fois sans doute.

- Ma pauvre chérie ! Ma petite fille ! Tu n'as pas la vie facile.

- Personne, Maman, personne... Allez, souris. On va passer à table, je nous ai préparé un bon dîner. Tu m'en diras des nouvelles !"

 

 

 

à suivre...

 

© 2016, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

30 mars 2016

Un Oiseau dans mon cœur

Un Oiseau dans mon cœur

(section des poèmes nouveaux)

 

Un oiseau dans mon cœur a élu domicile

Le jour où j'ai croisé ton regard dans la ville.

Quand tu te trouves loin, il chante à perdre haleine,

Entend comme un sonar répondre les baleines,

Mais dès que tu t'approches, tout calme, il s'endort.

 

Apaisé de ton être, il apaise le mien,

Jamais quand tu es là le lourd chagrin ne vient

Embrumer son esprit par le cours de ma vie.

Il est mon lien vers toi, par défaut infini,

Et plus loin tu t'éloignes, plus il chante fort.

 

Je souhaite de tout cœur que l'oiseau reste ici,

Que ses battements d'ailes dirigent ma vie,

Et que bien librement il attende la mort,

Bien au chaud, en lieu sûr, à l'intérieur du fort,

Plutôt que de sortir se poser sur tes cils.

 

© 2016, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

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