La Maison d'Amérique

(section des poèmes nouveaux)

 

Bien au chaud dans le lit on sent frémir les murs

Sous l'effet du grand vent qui veut nous réveiller

On ouvre les volets l'esprit plein d'aventure

On a du mal un peu à les tenir bloqués.

Le vent les pousse fort : à nous de résister !

C'est un petit combat qui s'engage au matin.

Le vent de son côté préférerait gagner

Mais l'homme décidé porte un autre dessein.

Le soleil qui se lève éclaire l'univers

Il caresse la joue rafraîchie par le vent

De l'homme qui regarde s'étaler les terres

Sous ses yeux, la nature et les arbres, l'auvent

Resplendissent dans l'air qui devient magnifique

Aux rayons de printemps volant dans le ciel bleu.

Et l'homme se sent bien et il trouve magique

La maison qu'il possède et qui le rend heureux.

Il respire, il s'étire, il est calme et serein,

Il n'a aucun besoin d'aller sous les Tropiques.

Cette maison puissante chasse tous ses chagrins.

C'est un porte-bonheur sa maison d'Amérique.

 

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