15 mars 2014

Un Enfant

Un Enfant

(section des poèmes nouveaux)

 

 

Un enfant a le cœur sur la main,

Un enfant croit toujours à demain.

Il donnerait sa vie, s'il fallait,

Pour sauver tout ce qu'il peut aimer.

Il observe le monde en rêvant.

Il habite le monde en dansant.

Il court dans les étoiles du jour.

Il croit à la magie, à l'amour.

Il pleure des larmes de cristal

Dès qu'à lui comme à l'autre on fait mal.

Il aime avec passion comme il hait

Celui qui derrière lui défait

Détruit, démolit tout ce qu'il touche.

Il a des rires d'or en bouche,

Il dit la vérité sans ambages,

Il chante l'univers de sa vie.

Il est une bouée, un ami

Pour tous les malheureux d'ici-bas,

Qui de vivre en tristesse sont las.

Il est tendresse, il est gros bisou,

La caresse glissée dans le cou,

Qui rappelle qu'on est bien vivant,

Qu'il faut être sincère, il est temps !

 

© 2014, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

 

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18 mars 2014

Le Moment de faiblesse

Le Moment de faiblesse

(section des poèmes nouveaux)

 

J'ai parfois tant de mal à diriger ma barque,

Que je pourrais souhaiter de rencontrer les Parques.

Apercevoir la robe parsemée d'étoiles

De Lachésis, soudain, au milieu de ma voile,

M'apporterait de suite, en ma sombre douleur,

L'espoir de finir vite une vie de labeur

Vécue la peur au ventre à chaque grondement,

Qui monte au creux des flots, de la mer et du vent.

Je sais bien qu'après pluie, toujours vient le soleil,

Mais je ne parviens plus à vivre des merveilles

Sans penser aux dangers que je ne vais manquer

D'affronter tôt ou tard, dès le beau temps passé.

Clotho, arrête-toi, coupe, Atropos, le fil

D'une vie dont le cours jonché de nœuds, périls

En tous genres passés, que je ne souhaite plus

Rencontrer sur ma route, achève mon vécu !

Comment faites-vous donc, vieilles femmes ? Vous êtes

Occupées chaque jour à décider les têtes

Qui tomberont ou qui poursuivront leur chemin.

N'en avez-vous pas marre ? En avez-vous besoin ?

Et cela vous plaît-il tant que ça, à la fin ?

Atropos, inflexible, ne répondrait point :

C'est elle qui décide et non pas moi, l'humain,

Qui doit lutter toujours et espérer en vain.

 

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23 mars 2014

Les Yeux du fou

Les Yeux du fou

(section des poèmes anciens)

 

Ce sont des yeux

Des yeux très bleus

Qui peuvent changer de couleur

Et aller alors

Jusqu'au gris

De la tristesse, de l'ennui

Du remords

Et de la folie

Ils sont profonds

Et insistants

Envahissants

Et affolants

Ils savent dire

Tout ce qu'il veulent

Ils me font rire

Ils me font peur

Me dévisagent

Me déshabillent

Ils sont si doux

Si influents

Ils sont si beaux

Mais si gênants

Ils savent lire

Au fond de moi

Tout comme dire

A tout moment

Ce qu'ils peuvent

Désirer de moi

Ils savent dire

Tout ce qu'ils pensent

Ne serait-c' que

Par un éclair

Ces yeux au regard incendiaire

Ces yeux au regard incendié

Ils ne peuvent rien me cacher

Mais ils savent tout exiger.

 

© 1993, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

 

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25 mars 2014

Salon de thé

Salon de thé

(section des poèmes nouveaux)

 

Elle s'assoit calmement

Elle sourit

La petite fille qui l'accompagne s'assoit aussi

Droite

Si elle voulait, elle pourrait poser son menton sur la table

Elles sourient

Elles sont heureuses

Elles savent qu'elles vont passer un bon moment

Elles vont se délecter des gourmandises

Crémeuses et sucrées

Qu'elles auront commandées

En attendant le retour de la serveuse

Elles regarderont les passants

La petite fille se confiera à sa maman

Elle lui racontera

L'éveil de ses sentiments amoureux

Elle lui demandera

Comment on doit s'y prendre pour vivre

Elle lui montrera

Le vol des oiseaux dans la rue

Et entre deux bouchées

La maman viendra tendrement

Caresser la joue de la jolie poupée

Qui découvre la vie

Elles seront détendues

Passeront du temps ensemble

En savourant la vie.

Un petit bonheur simple

A saveur infinie.

 

© 2014, Opaline. Tous droits réservés, reproduction interdite.

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29 mars 2014

Obsession 1

Obsession (1)

(section des poèmes anciens)

 

Tu es le soleil de ma vie

Tu envahis toutes mes nuits

Tu envahis toutes mes heures

Et avec toi je n'ai pas peur

Car ta puissance me rassure.

 

Tes cheveux noirs comme l'ébène

Savent toujours calmer ma peine.

Ils sont si beaux : doux et soyeux

Si vigoureux, forts et joyeux

A l'image de ton amour.

 

Même si tes yeux malicieux

Qui s'accordent avec tes cheveux

Me permettent de lire en toi,

Je ne sais plus, je ne sais pas

Attendre chaque nouveau jour.

 

Et quant à ton joli sourire

Il me fait fondre de plaisir

Je n'peux que tomber dans tes bras

Quand j'aperçois ce sourir' là,

Tu peux pourtant être si dur...

 

Il est le miroir du bonheur

Il anéantit mes rancœurs

Il fait oublier les malheurs

Et il détruit aussi ma peur

Il apaise encor mes souffrances.

 

Ton sourire me fait frémir,

Met de la joie dans mon av'nir ;

Il m'envoûte complètement

Et je m'abandonne au charmant

Prince qui m'intrigue sans cesse.

 

Tu es fait de contradiction.

 

Je t'aime et tu le sais déjà.

Oui, j'ai imaginé cent fois

Des heur's et des heures durant

Que tu serais MON princ' charmant

Qui me couvrirait de caresses.

 

La tendresse est ton grand domaine,

La liberté ton grand combat.

Je pourrais soulager ta peine

En combattant tout près de toi.

 

Je m'ennuie quand tu n'es pas là.

J'ai peur que tu ne saches pas

Jusqu'à quel point mon amour va.

Mais je t'en prie, ne m'en veux pas.

 

Tu es un prince mystérieux.

Je me prends seul'ment à rêver

Qu'avec moi tu serais heureux

Si... s'il t'arrivait de m'aimer.

 

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31 mars 2014

Rêve de chenille

Rêve de chenille

(section des poèmes nouveaux)

 

La petite chenille promène ses pattes

Tour à tour, une à une, pas à pas, rampant,

Sans cesse elle tortille son corps dans la boîte

Pour avancer plus loin ses anneaux ondulants.

Elle mange, elle croque les feuilles bien vertes

Qui font sa grande joie et la laissent alerte.

Mais bientôt, la prison éteint son insouciance

Et l'enferme à présent dans l'immobilité.

Elle est dans son cocon et mesure la chance

Qu'elle avait avant : sans responsabilité

Elle courait la vie, sans penser au carcan

Des droits et des devoirs qui sont siens maintenant.

Alors elle s'endort et se laisse écraser

Sous le poids du sommeil et puis de l'habitude,

Pendant que tout dehors continue d'exister.

Mais soudain, un sursaut, dans cet ennui si rude :

Elle devient effort incessant pour craquer

La verte chrysalide afin de s'envoler.

Elle est bien transformée, deux ailes ont poussé

Sur ce long corps étrange tout emmailloté.

Elle aura tant souffert pour pouvoir tout changer

Et sortir magnifique aux ailes colorées.

Si comme elle on pouvait un jour briser nos chaînes

Et sortir réveillée, libre, notre âme humaine !

 

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02 avril 2014

Parti sans laisser d'adresse

Parti sans laisser d'adresse

(section des poèmes nouveaux)



Il est parti un beau matin.

Il a ouvert tout grand la porte,

Respiré dans le matin frais

Et pris la route devant lui.

Il n'en pouvait plus de sa vie.

Il a choisi de tout laisser

D'abandonner ce qu'il supporte

Depuis si longtemps sans chagrin.



Il n'a pas pu se retourner

Ou bien, il ne l'a pas voulu.

Il a regardé fixement

L'avenir dans le blanc des yeux,

Et lui a dit : "Rends-moi heureux,

Mon tour est venu maintenant."

Dans l'horizon il disparut.

Son passé ? Il l'a oublié.



Personne ne sait par ici

Ce qu'il est advenu de lui.

Ses enfants sont bien partagés

Entre la rancœur à jamais

Et le pardon à accorder.

Mais ils n'entendent plus chanter

Leur père avec sa maladresse,

Parti, sans leur laisser d'adresse.

 

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06 avril 2014

Message, Toi et Moi, Personnel

Message, Toi et Moi, Personnel

(section des poèmes anciens)

 

Le Chagrin emplit mon cœur

Quand tu n'es pas près de moi

Tu sais pourtant le calmer

Par ton immense douceur

 

Mon cœur saigne, mon cœur pleure

Quand tu t'en vas loin de moi

Tu peux pourtant l'apaiser

En pensant à mon malheur

 

En pensant sans cesse à moi

 

Reviens pour moi

Je pense à toi

 

Le Chagrin emplit mes nuits

Quand tu n'es pas avec moi

Plutôt la mélancolie

Des jours passés avec toi

 

Mon cœur saigne, mon cœur pleure

Quand tu t'en vas loin de moi

Tu peux pourtant l'apaiser

Et faire fuir sa douleur

 

En me serrant dans tes bras

 

Reviens pour moi

Je pense à toi

 

Mais aujourd’hui tu es là

Alors je voudrais te dire

Que je ne veux voir en toi

Qu'un immense et beau sourire

 

Valentin est avec nous

Qui a horreur du chagrin,

Valentin est entre nous,

La source de nos câlins.

 

Aujourd’hui on est lundi

Le quatorze février

Aujourd’hui on se marie

C'est le début de l'été...

 

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07 avril 2014

Etrange soir de fête

Etrange soir de fête

(section des poèmes nouveaux)

 

Ils sont alignés là, en attendant les ordres,

Ils sont tous accroupis, tels des chiens prêts à mordre,

Dans le noir de la nuit, collés les uns aux autres,

Lors d'un premier janvier bien différent des vôtres.

La guerre est revenue, aurait-on pu penser.

Discrets dans le silence, ils se sont installés.

Leurs habits noirs de nuit sont assortis au ciel

Qui entoure la rue d'un cocon informel.

Les visières des casques rejettent crûment

La lumière blafarde des fanaux dolents

En éclairs disparates qui glacent le sang.

Leur chef, un peu plus loin, appelle incessamment

L'homme dans la maison, qui est déjà parti.

Il l'avait décidé : dans un geste précis

Calme et rasséréné, il a pointé vers lui

L'arme qui fit sa fin, et sans faire aucun bruit

Qui gênât les voisins, a pressé la détente

Et poussé le destin. Au dehors, c'est l'attente.

Ils ont la peur au ventre de se retrouver

Nez à nez, face à face avec un forcené.

Mais quand ils vont entrer la pression tombera

Pour laisser l'amertume, sentiment ingrat,

Envahir tous leurs membres et les désabuser.

La vie, pour ce soir-là, apparaîtra usée.

 

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08 avril 2014

Dans le petit village au creux de la colline

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Dans le petit village au creux de la colline

(section des poèmes nouveaux)

 

Dans le petit village au creux de la colline,

Dans ce petit village, c'est l'effervescence.

Tout le monde est inquiet, on le voit sur les mines,

Et se demande enfin où peut aller la France.

C'est que, dans le village, un verdict est tombé :

"Une classe de moins, vous vous débrouillerez !"

 

Jusque là on avait des classes par niveaux

Permettant aux enfants d'apprendre clairement.

Mais puisque sur l'école on passe le rabot,

De nombreuses questions hantent les habitants.

Comment choisirons-nous les classes regroupées ?

"Vous devrez réfléchir en rentabilité !"

 

Même si les élèves sont tous différents,

Apprennent à leur rythme, et si le professeur

Ne pourra apporter, à tous, au bon moment,

L'attention qu'il faudrait pour servir de moteur ?

"Bien sûr, parfaitement ! C'est cela tout à fait.

Ce qui compte avant tout, c'est d'économiser !"

 

Economiser quoi ? La peine des enfants

Qui pour tout rattraper, devront payer plus tard ?

Celle du professeur qui ne pourra pourtant

Emmener à la fois ceux qui sont en retard

Ainsi que les meilleurs, sur la voie du progrès ?

"Qu'importe l'unité, il faudra sacrifier !"

 

Le village en colère n'entend pas ainsi

Se plier aux volontés de l'économie.

Il lance la révolte et crie sa résistance.

Il veut un avenir plus glorieux pour la France,

Il l'exige et jamais ne se résignera.

Mais a-t-il une chance dans ce vain combat ?

 

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